Maux de tête

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Le syndrome de dysfonctionnement de l’articulation temporo-mandibulaire (SADAM) associe  des douleurs induites par les mouvements de la mâchoire ou la mastication, une réduction ou une symétrie de l’ouverture buccale, des ‘bruits’ au niveau des articulations temporo-mandibulaires lors des mouvements de la mâchoire, une sensibilité au toucher des articulations temporaux mandibulaires et un bruxisme qui correspond au grincement des dents la nuit.

 

Ce syndrome n’est pas la cause de la céphalée de tension, mais il est très fréquemment associé à cette dernière.

Il est en effet secondaire à des contractures des muscles masséter et temporal.

Il est par ailleurs fortement favorisé par la mauvaise gestion du stress.

Il peut nécessiter la mise en place d’une gouttière gingivale, notamment la nuit.

A contrario de la migraine, il y a malheureusement peu de données scientifiques validées sur le traitement des céphalées de tension.

Le traitement de la céphalée épisodique peu fréquente repose essentiellement sur le traitement pharmacologique des épisodes dououreux  limité à la prise de paracétamol ou d'aspirine, voire d'anti-inflammatoires non stéroidiens.

Le traitement de la céphalée épisodique fréquente et de la céphalée de tension chronique est plus difficile. L'utilisation répétée d'antalgiques doit être évitée, afin de prévenir l'abus médicamenteux. La prise en charge doit être globale et peut associer un traitement de fond pharmacologique ( le plus souvent un antidépresseur à faibles posologies dans une finalité antalgique), à un traitement non pharmacologique permettant une meilleure gestion du stress (relaxation, sophrologie, hypnose, thérapies cognitivo-comportementales) et une limitation des facteurs musculaires d'entretien ( kinésithérapie, gouttière gingivale en cas de dysfonction de l'articulation temoporo-mandibulaire).

 La migraine sans aura doit être distinguée de la céphalée de tension épisodique à la quelle elle peut être par ailleurs associée.

Le principal facteur de risque est l’abus médicamenteux.

Cet abus repose sur le nombre mensuel de jours avec au moins une prise d’antalgique et/ou d’antimigraineux de crise, évalué sur une période de 3 mois.

Le patient doit noter ses prises sur un agenda pour confirmer cet abus.

L'abus est défini par une prise régulière et fréquente d'au moins 15 jours par mois

  • pour une prise d’antalgiques non opioïdes (paracétamol, aspirine, anti-inflammatoires non stéroïdiens
  • et d'au moins 10 jours par mois pour une prise d’opioïdes, de dérivés de l’ergot de seigle, de triptans ou d’antalgiques associant plusieurs principes actifs ou en cas d’utilisation combinée de plusieurs médicaments par le patient

Indépendamment de cet abus médicamenteux, d’autres facteurs de risque doivent être recherchés tels que:

  •  l’anxiété généralisée pouvant entrainer une prise anticipatoire de médicaments
  • des épisodes dépressifs avérés
  • des événements biographiques stressant
  • des troubles ventilatoires du sommeil, tels que le ronflement
  • ainsi qu’un excès pondéral

En France, on considère qu’environ 3 % de la population âgée de plus de 15 ans, présente une CCQ.

Elle peut avoir deux types de retentissement, un retentissement individuel et un retentissement sociétal.


 Sur le plan individuel, il s’agit d’une pathologie handicapante avec un important retentissement sur la qualité de vie, le retentissement fonctionnel est très fréquemment associé à un retentissement émotionnel, qui est d’autant plus important que le patient a en plus un abus médicamenteux.


 Sur le plan sociétal, l’impact économique est important en raison :

  • des coûts directs induits par la consommation des médicaments, de consultations, d’hospitalisations, voir d’examens de laboratoire, même si ceux-ci sont inutiles
  • des coûts indirects dus à la baisse de productivité professionnelle

C’est une céphalée chronique quotidienne primaire, qui se définit par la survenue depuis plus de 3 mois d’une céphalée plus de 15 jours par mois avec au moins de 8 jours de migraines.

Elle peut être d’emblée diagnostiquée quand le migraineux ne présente pas d’abus médicamenteux.

Elle peut être également diagnostiquée à posteriori quand elle est associée à un abus médicamenteux, lorsque le sevrage médicamenteux n’a pas permis de revenir à une migraine épisodique.

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